Lorsque les parents divorcent, les enfants doivent faire face à de grands changements dans leur vie. En 2005, le chiffre de la garde partagée a été introduit dans le Code civil. Bien que de nombreuses familles n’aient pas été accueillies au début, en 10 ans, elles ont triplé. Alors qu’en 2007, les juges ne l’ont accordée qu’à une seule occasion sur 10, en 2017, elle a été accordée dans 30 % des cas selon les données fournies par l’Institut national de la statistique (INE).

La conjonction de la garde légale

La garde conjointe ou conjointe est définie comme ” la conjonction de la garde légale ou physique des enfants par les deux parents d’une manière qui assure aux enfants un accès continu et fréquent aux deux. La caractéristique distinctive de la garde conjointe est que les deux parents conservent la responsabilité et l’autorité légales de la garde et du contrôle de l’enfant, tout comme s’il s’agissait d’une famille intacte. Le parent avec qui l’enfant habite en tout temps doit prendre des décisions concernant la vie quotidienne en matière de discipline, de propreté, d’alimentation, d’activités, etc.

L’application de ce régime de garde partagée demeure minoritaire. On a encore tendance à donner à la mère un contrôle presque total sur le rôle parental, surtout si les enfants sont très jeunes. Bien que les données les plus récentes indiquent une augmentation progressive de la garde partagée.

Toujours l’intérêt du mineur

Un enfant qui est totalement ou partiellement éloigné de son père ou de sa mère souffrira à des degrés divers et son développement psychique et évolutif sera mis en danger. L’intérêt supérieur de l’enfant doit toujours prévaloir, comme le stipule l’article 92 du Code civil, en tant que forme de protection des intérêts des mineurs lorsque leurs parents ne vivent pas ensemble. La garde partagée tente d’éviter la séparation totale ou partielle de l’un ou l’autre parent.

Dans certains cas, la garde partagée n’est pas appropriée pour des raisons professionnelles, géographiques ou à cause de l’existence de conflits très graves, comme dans les cas de violence sexiste. Mais dans les autres cas, c’est généralement l’option la plus positive pour les enfants. Même l’absence de politiques de conciliation familiale nuit souvent aux deux parents qui n’ont pas la garde conjointe. La mère ou le père qui a la garde individuelle se sent souvent dépassé et ne peut pas, dans cette situation, avoir suffisamment de temps pour reconstruire sa vie. Grâce à la garde partagée, les deux parents sont présents et participent également à la garde des enfants, ils ont plus de chances de se réconcilier et ils ont plus de temps pour reconstruire progressivement leur vie.

Les avantages de la garde conjointe

Dans le cas de la garde partagée, les enfants mineurs ne perçoivent pas la séparation d’avec leurs parents comme un problème. La coexistence avec les deux aide à minimiser les conflits entre eux et favorise même le fait que les deux doivent s’entendre pour prendre des décisions. Même si les enfants doivent s’habituer à se déplacer d’une maison à l’autre, l’expérience est souvent bénéfique pour tous. Voici quelques-uns des avantages de la garde partagée et comment elle peut normaliser la vie de nos enfants.

1. permet un contact continu avec les parents

La garde conjointe permet aux enfants d’avoir un contact continu et égal avec leurs deux parents. Par conséquent, il parvient à maintenir la figure maternelle et paternelle à tout moment. Les enfants peuvent s’identifier à leurs deux parents et la situation est aussi proche que possible de celle où ils vivaient ensemble. Les enfants ne ressentent pas la séparation d’avec leurs parents comme quelque chose de traumatisant et parviennent à normaliser leur vie et à reprendre leurs habitudes et routines.

2. encourage la communication entre les parents

La garde partagée favorise la création d’un climat de communication fluide entre les parents. Tous deux doivent prendre des décisions face à divers conflits et situations qui surviennent quotidiennement. Par exemple, ils doivent assister à des réunions avec les enseignants et les autres parents les jours où ils vivent avec leurs enfants. Les deux parents sont naturellement impliqués dans la vie de leurs enfants. Personne n’a un rôle prépondérant ou plus de pouvoir de décision. En outre, les enfants ne sont pas obligés de choisir ou d’opter pour l’un ou l’autre. La garde partagée évite l’aliénation de l’un ou l’autre des parents

3. Une attitude plus ouverte et normalisée

Avec le temps passé avec la garde partagée, les séjours avec les deux parents sont normalisés. Les horaires ou les routines sont adaptés aux enfants lorsqu’ils sont avec leurs parents. C’est une bonne idée pour les parents de communiquer afin que ces habitudes soient similaires dans les deux foyers. En conséquence, les enfants acceptent la nouvelle situation sans grande difficulté. Ils ont le sentiment que malgré le divorce, ils sont toujours une famille et que les choses ne sont pas si compliquées. La garde partagée aide les enfants à reprendre leur vie en main.