Critique du livre Ca tome 2 de Stephen King

De retour, après vingt-sept années, dans leur petite ville de Derry, les membres du « Club des ratés » (ainsi se nommaient-ils eux-mêmes sur les bancs de l’école) doivent affronter leurs plus terrifiants souvenirs, brutalement ressurgis.Ça : nul ne sait nommer autrement la chose inconnue qui semble devoir se réveiller cycliquement dans les entrailles de la ville, pour semer la mort et l’épouvante.

Roman de l’enfance, tableau saisissant de la vie américaine, cette œuvre ambitieuse est une parabole du Mal enfoui, refoulé, et de la violence de ses réapparitions. C’est enfin, et surtout, une des plus grandes œuvres de Stephen King, un festival de terreur.

Mon avis sur le livre de Stephen King

Le tome 2 de Çà est beaucoup adulte,plus mature et beaucoup plus sombre.Ce qui est assez normal puisque le groupe est à présent adulte,donc moins innocents et plus vulnérables face à la chose qui hante Derry.Néanmoins,l’enfance y est toujours aussi bien traitée:les premiers amours,la naïveté,les bêtises,les jeux,les croyances,les endroits fétiches « du club des ratés » à travers les flashbacks.Il est également plus effrayant que le précédent tome quitte à vous donner de sueurs froides quand vous le lisez mais pas seulement,une fois votre lampe de chevet éteinte,je peux vous assurer que le moindre bruit ou une ombre quelque conque vous paraitra suspecte.C’est le cœur battant que vous attendrez que le terrible Grippe Sou orné de pompons sanguinolents,pointe le bout de son nez jusqu’à que votre sommeil vous gagne,si vous y arrivez.

« Sans doute est-ce que l’on entend lorsqu’on parle de la persistance de la mémoire,cela,ou quelque chose de semblable,quelque chose que l’on voit au bon moment et sous le bon angle,des images qui propulsent les émotions comme un turbocompresseur ».(Stephen King,Çà tome 2)

Par ailleurs,j’ai toujours eu du mal avec la construction narrative comme pour le premier tome.En général,cela m’a paru confus puisque les adultes racontent des souvenirs qui leur reviennent peu à peu,chacun leur tour,mais dans leurs souvenirs propres se greffent ceux des autres.Du coup,je m’y retrouverai pas toujours chronologiquement.Certaines personnages aussi font de la figuration comme la mari de Beverly ou la femme de Bill qu’on ne retrouve qu’à la fin du roman.Ayant lu les deux tomes dans une période assez espacée,je me rappelais plus qui ils étaient.En outre,j’ai apprécié en apprendre davantage sur l’origine de l’existence de Çà mais j’ai trouvé sa forme finale décevante bien que ça soit une des choses dont j’ai peur.Grippe Sou le clown m’a paru beaucoup plus terrifiant,avec ses griffes et ses cheveux tout oranges,son maquillage dégoulinant.

« Peut-être que ces histoires de bons ou de mauvais amis,cela n’existe pas;peut-être n’y a t-il que des amis,un point c’est tout,c’est à dire des gens qui sont à votre côté quand ça va pas et qui vous aident à ne pas vous sentir seul.Peut-être vaut-il toujours la peine d’avoir peur pour eux,d’espérer pour eux,de vivre pour eux.Peut-être vaut-il la peine de mourir pour eux,s’il faut en venir là.Bons amis,mauvais amis,non.Rien que des personnes avec lesquelles on a envie de se trouver,des personnes qui battissent leur demeure dans notre cœur ».(Stephen King,Ça tome 2)

Stephen King s’est un peu le Christopher Nolan de l’écriture.Je m’explique,il arrive que SK adopte une certaine ouverture dans l’interprétation de la scène finale comme ici par exemple.Bill a t-il rêvé l’épisode de la Silver?Je crois que chacun ira de son explication en fonction de ses croyances,de son vécu et de son caractère surtout.Ça est un roman d’épouvante,croyez moi vous ne regardez plus un clown de la même manière mais je crois surtout que c’est une invitation à ne pas oublier la part d’enfant qui sommeille en nous,à son pouvoir.

« Il(Bill)pense que c’est bon d’être un enfant,mais que c’est aussi bon d’être un adulte et de rester capable de prendre en compte le mystère de l’enfance….de se dire que l’enfance possède ses propres et doux secrets et confirme notre mortelle condition.De penser que celui qui a regardé en avant doit également regarder en arrière,et chaque vie imite à sa manière l’immortalité:une roue ».(Stephen King,Ça tome 2)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.