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Comment savoir si je suis nymphomane ?

Objet de blagues grivoises comme de fantasmes, la nymphomane suscite le désir autant que les critiques. Certains rêvent de relations intimes torrides avec une femme infatigable au désir sexuel permanent, d’autres confondent nymphomane avec dominatrice, libertine, cougar, voire « salope ».

Au-delà des clichés, la nymphomanie est souvent vécue douloureusement parce qu’elle peut avoir un impact très négatif sur la vie de celle qui en est victime. Alors, comment savoir si je suis nymphomane ? Et comment gérer la nymphomanie ?

Qu’est-ce que la nymphomanie ?

La nymphomanie vient de l’association des mots « nymphe », divinité féminine grecque symbolisant la beauté, souvent représentée nue, et « manie », trouble psychologique caractérisé par une idée fixe. La nymphomanie existe donc uniquement chez la femme. Pour les hommes, on parle de satyriasis.

Aussi appelée sexualité compulsive, la nymphomanie désigne une exacerbation pathologique de la recherche de plaisir sexuel. La nymphomane a une libido anormalement importante et elle est obsédée par le sexe. Il faut bien comprendre que la nymphomanie, que l’on appelle plutôt aujourd’hui l’hypersexualité, renvoie à un trouble mental, et plus précisément à un comportement sexuel compulsif. À cause de ce trouble psychologique d’ordre sexuel, les femmes ont des tendances obsessionnelles et compulsives, caractéristiques d’une addiction.

comprendre la nymphomanie
Source : Vidar Nordii on Unsplash

Vous l’aurez donc compris, la nymphomanie, ou hypersexualité, relève bien du domaine du pathologique. Mais pas de panique ! Cette maladie reste relativement rare. Comment savoir si je suis nymphomane ? Il suffit de reconnaître les signes caractéristiques de cette maladie, et de ne pas la confondre avec une envie fréquente de faire l’amour ou de se masturber.

Les signes de la nymphomanie

Pour ne plus parler de sexualité compulsive à tort et à travers, il faut comprendre qu’avoir souvent envie de faire l’amour ne fait pas de vous une nymphomane. Avoir une grosse libido peut même être bénéfique : des rapports sexuels réguliers font de vous « un esprit sain dans un corps sain » !

La différence entre nymphomanie et grand appétit sexuel

Vous avez plus souvent envie que votre partenaire ? On vous a déjà dit que vous ne pensez qu’à ça ? Vous pensez que vous vous masturbez plus fréquemment que la moyenne ? Vous vous êtes déjà entendu dire « t’es une nympho » ? Prise de doutes, vous vous demandez si vous ne seriez pas vraiment atteinte de nymphomanie ? Respirez : rien de ceci ne fait de vous une nymphomane. Il est important d’en discuter, et notamment de se poser des questions intimes en couple, mais il faut faire la différence entre nymphomanie et grand appétit sexuel.

Avoir une grosse libido, c’est-à-dire désirer faire l’amour ou vous masturber, n’est pas un problème en soi. D’ailleurs, le plaisir sexuel est très bon pour l’organisme ! Atteindre l’orgasme délivre des endorphines qui diminuent toutes sortes de douleurs, faire l’amour renforce le système immunitaire et vous fait perdre des calories – pourquoi s’en priver ?

Bonne nouvelle : le sexe est aussi bon pour le moral, notamment grâce à la dopamine, un neurotransmetteur fort sympathique qui va lutter contre les hormones responsables du stress. Ne soyez pas gênée d’avoir une grande libido : si votre partenaire a du mal à suivre, on vous conseille de vous demander comment une femme peut se masturber, avec ou sans sextoys : vous varierez les plaisirs. Si vous sentez que la routine s’installe, vous pouvez également surprendre l’autre grâce à l’envoi de sexto dans la journée pour faire monter le désir et avoir hâte de vous retrouver le soir. Et si votre grand appétit sexuel crée des tensions dans votre couple, prenez le temps de savoir comment avoir une bonne sexualité de couple.

Souvenez-vous donc : l’hypersexualité est considérée comme un trouble psychique. Avoir souvent envie de se laisser aller à l’érotisme n’est pas une maladie ! Vous allez saisir toute la différence en comprenant ce qu’est la sexualité d’une hypersexuelle.

La sexualité d’une femme nymphomane

Concrètement, une nymphomane, parfois appelée sex addict, n’arrive pas à contrôler ses pulsions sexuelles : elle a besoin d’avoir des relations sexuelles à répétition, souvent avec de multiples partenaires différents. On parle bien d’un comportement d’addiction : la sex addict n’arrive pas à contenir son désir, il faut qu’elle l’assouvisse.

Il faut également savoir qu’une nymphomane n’est jamais satisfaite. En effet, après une relation sexuelle, la femme ne sera pas libérée de la tension sexuelle. Qu’il s’agisse de la masturbation, de la pénétration, ou de tout autre pratique sexuelle, une hypersexuelle n’éprouvera que peu de plaisir et ne sera, dans tous les cas, jamais rassasiée.

De plus, dans son absence de contrôle de la sexualité et dans son incapacité à satisfaire ses besoins sexuels, une femme hypersexuelle consommera beaucoup de porno et se masturbera tout le temps.

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Source : Cyrus Crossan on Unsplash

Inutile donc de préciser que la nymphomanie peut avoir des conséquences néfastes sur la vie d’une sex addict. Si votre vie tourne autour du sexe, impossible d’avoir des relations sociales stables, et une vie de couple ! Voir tout au prisme du sexe peut conduire à l’isolement social et à l’impossibilité d’être en couple.

La nymphomanie, la vraie, est donc à prendre au sérieux. Comment la traiter ?

Le traitement de la nymphomanie

Si vous êtes réellement nymphomane, et que cela représente un poids dans votre vie, il faut oser en parler. Même si vous n’êtes pas à l’aise pour parler de sujets érotiques, vous avez un réel trouble qui peut être handicapant. Il faut vous faire aider !

Consulter un spécialiste

La première étape est d’aller consulter un spécialiste, qu’il s’agisse d’un psychologue, d’un psychothérapeute ou d’un psychiatre. Soumis au secret professionnel et à l’impératif de bienveillance, vous pouvez leur faire confiance : ils ne sont pas là pour vous juger, mais bien pour vous aider à retrouver un rapport sain à la sexualité. Cette première étape franchie, vous allez pouvoir être soignée. 

Soigner la nymphomanie

Ne soyez pas pressée : traiter un trouble psychique prend du temps. Souvent, une thérapie vous sera proposée : vous travaillerez, avec votre psychologue, sur les causes de votre trouble et sur les moyens de l’atténuer, voire de le supprimer. La forme de la thérapie peut varier : psychothérapie, hypnose… Cela dépend de votre réceptivité !

Parfois, la nymphomanie est liée à d’autres maladies mentales d’ordre psychiatrique, comme la dépression ou la bipolarité. Dans ce cas, votre psychiatre pourra vous prescrire des traitements médicamenteux adaptés.

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